Les sondes périnéale connectées gadgets ou réels outils de rééducation ???

Les sondes périnéales, c’est quoi ?

En rééducation périnéale chez votre professionnel de santé, sage-femme ou kinésithérapeute, vous avez pu connaître les sondes…

Il y en existe de plusieurs formes, de plusieurs sortes et elles servent à plusieurs choses : électrostimulation et biofeedback. Continue reading

A la découverte des oeufs de Yoni

La YONI

L’oeuf de Yoni vient d’être redécouvert mais pourtant il est millénaire, comme les boules de geisha, ou les galets… Très vite les femmes ont compris la nécessité de s’occuper de cette zone, aussi puissante soit elle pour pouvoir donner la vie, elle peut se retrouver totalement faible, dé-musclé et peu fonctionnelle après un accouchement.

Cette zone c’est quoi ? C’est le ou la YONI , c’est le petit bassin dans sa globalité, les organes génitaux, le périnée avec les muscles du plancher pelvien, le méats urinaire, l’anus, l’utérus, les trompes, le vagin… Tout !

Zone au combien sacrée, car porteuse de la vie, elle a été réduite à ça pendant des siècles. Maintenant que la sexualité féminine n’est plus tout a fait tabou, cette objet si précieux est remis au goût du jour.

 

 

Mais alors, l’oeuf de Yoni, comment se présente-t-il ? 

C’est donc un œuf, la partie plus fine se mets vers le bas, et on y attache une ficelle pour pouvoir le récupérer. Oui parce que ça s’insère dans le vagin, précision nécessaire pour certaines !!

Les œufs de Yoni sont en pierre et c’est bien toutes leur particularité, en effet on touche de très prêt.. on est même en plein dans la Litho-thérapie : la thérapie par les pierres, qui fait partie des médecines naturelles, et je ne m’y connais pas assez pour pouvoir vous dire si cela fonctionne.

Dans les deux livres que j’ai eu à ma disposition il est bien précisé qu’il faut choisir sa pierre en fonction de ce que nous voulons travailler, mais la on est plutôt dans la partie spirituelle qui se rattache à l’utilisation des œufs de Yoni. Je l’aborderai plus tard.

 

Pour rester très pragmatique et terre à terre, il y a plusieurs choses à savoir.

  • Les pierres utilisées pour fabriquer les œufs de Yoni doivent être naturelles, et c’est pour cela qu’il faut faire attention aux fournisseurs. En effet les pierres teintées sont à proscrire, car la muqueuse vaginale absorbe toutes les « cochonneries »…
  • Les ficelles ne sont pas fournis, et pour des questions d’hygiène les ficelles en plastique transparents me paraissent être préférable car non poreuses elles sont plus faciles à nettoyer. Pour la petite histoire moi j’ai utilisé du fil de pêche, celui qu’on utilise pour faire des bracelets de perles…
  • On peut se servir des œufs de Yoni pour faire les exercices de Kegel, les même que l’on peut faire avec les boules de geisha. C’est a dire, essayer de remonter l’oeuf un peu plus haut dans le vagin et de relâcher pour qu’il redescende. A faire d’abord allongé mais ensuite debout et non … l’oeuf ne doit pas tombé ! Cela permet de tonifier les muscles du périnée, d’améliorer la vascularisation de cette zone et du coup de lutter en partie contre les sécheresse vaginale, mais aussi d’améliorer vos sensations interne via un travail de proprioception. S’approprier cette zone qu’on connait peu grâce aux œufs de Yoni est une possibilité, sans parler forcément de plaisir ou de masturbation. L’oeuf de Yoni comme les boules de geisha sont avant toute chose des ustensiles pour l'(a) (ré)éducation du périnée.

 

La grande différence avec les boules de geisha c’est le coté vibratoire ( certains diront qu’il y a bien les vibrations énergétiques des pierres mais je ne parle pas de ça ! ). En effet dans une boule de geisha il y a une petit balle dans une plus grande et c’est 2 balles s’entrechoquant lors de mouvements cela procure des vibrations. Donc en étant debout et en mouvement le simple fait de porter les boules de geisha muscle votre périnée ( attention 30 min max par jours, sinon c’est contre productif. ). Evidement que les exercices de type Kegel, remonter et redescendre la boule de geisha peuvent être fait de la même manière qu’avec un œuf de Yoni.

Autre différence importante c’est que le poids des boules de geisha est connu ( marqué sur la boite ) alors qu’avec les œufs de Yoni, 3 tailles différentes sont proposées mais nous ne connaissons pas forcément le poids.

Alors me direz vous pourquoi choisir des œufs de Yoni, alors que les boules de geisha permettent en plus d’avoir un travail debout plus pertinent et que la ficelle est fournis !!!

 

Pourquoi choisir un oeuf de Yoni ? 

 

Et bien tout simplement parce que tout l’intérêt d’un œuf de Yoni est qu’il soit en pierre naturelle, et donc que les principes de la litho-thérapie s’appliquent, le choix de la pierre est primordial. En effet l’oeuf de Yoni s’utilise principalement en méditation, souvent sur un thème choisi qui attrait a la sexualité, à la féminité, à la maternité… Pour développer une certaine sensibilité, un partie de vous même…

Mais la ou les choses sont un peu plus compliqué c’est que dans les livres que j’ai pu lire, on parle de guérison, pour des problèmes tel que les violences sexuelles, les fausses couches ou la perte d’un enfant. Tous ces drames qui touchent de plein fouet à la relation au corps, à la féminité, maternité, sexualité…Parce que dans la Yoni comme dans la vie tout ce mélange dans une même zone et pourtant tout est si différent.

Alors pourquoi pas :  utiliser un œuf de Yoni pour sa guérison tant physique que psychologique, car le simple fait de choisir son œuf, de lire les livres, et de méditer pour guérir est déjà une forme de prise en charge et de guérison. Mais n’oubliez pas que vous n’êtes pas seule, il existe des soignants pour cela, psychologue et autre thérapeute du corps, du cœur et de la psyché pourront vous accompagner.

 

 

En résumé, si vous avez une ouverture vers un monde plus spirituel, ou si cela vous parle et que vous souhaitez essayer les oeufs de Yoni, vous permette est une belle approche. 

Si vous êtes plus terre à terre et que vous souhaitez simplement muscler votre périnée, les boules de Geisha sont une bonne solution, bien évidement couplé à des exercices de proprioception, un engagement correct de votre périnée et de votre transverse dans les activités du quotidien et dans vos pratiques sportives.

 

https://www.instagram.com/princesseperinee/

Diaphragme : causes et conséquences.

18000 fois !! C’est en moyenne le nombre de contraction de ce muscle par jour. J’ai tendance à le comparer à une “méduse” tant la ressemblance peut aider à s’en faire une image. En effet, ce muscle peu connu car endocavitaire (à l’intérieur du corps), est composé d’une coupole (en fait deux, droite et gauche) et de piliers similaires aux filaments de la méduse. Mais s’il ne peut pas nous piquer (-: , il peut en revanche nous créer tout une série de problèmes physiologiques, mécaniques ou circulatoires. Apprendre à le connaitre, comprendre son mécanisme, c’est faire un pas vers notre propre équilibre. Si respirer est à la portée d’un enfant, bien respirer s’apprend.

Où se trouve le diaphragme et à quoi sert-il ?

Il est situé à mi-chemin entre deux caissons : abdominal et thoracique. L’un est quasi “plein” car composé de beaucoup d’organes (foie, pancréas, colon…), l’autre est quasi “vide” non pas qu’il ne contient rien mais parce que les poumons qui en occupent la plus grande place (n’oublions pas le coeur), sont creux. On peut le comparer à un piston qui monte et qui descend, compressant tour à tour ces deux caissons avec les conséquences que cela peut avoir, nous le verrons plus loin.

Il participe grandement à ce que l’on appelle la ventilation pulmonaire : en se contractant, il descend et crée une pression dite négative au niveau des poumons. Résultat : l’air s’engouffre dans les poumons. En se relâchant, il remonte pour retrouver sa position initiale. Les côtes s’abaissent et cet abaissement augmente la pression thoracique : l’air ressort. Sa contraction est réflexe comme le coeur c’est à dire que nous n’avons pas besoin d’y penser pour le contracter et heureusement !! Cependant, on peut modifier cet automatisme et le rendre volontaire, contrairement au coeur et là aussi, heureusement !!

Anatomiquement, le diaphragme est percé d’un certain nombre d’orifices. Ces derniers laissent principalement le passage à l’oesophage, à l’aorte abdominale, à la veine cave inférieure, à certains nerfs  et autres vaisseaux lymphatiques. On comprend alors aisément que le diaphragme a besoin d’être le moins “contracté” possible sous peine d’avoir des répercussions sur toutes ou une partie de ces structures : rappelons que le bol alimentaire passe par l’oesophage, le sang par les artères et les veines, l’influx nerveux par les nerfs, et la lymphe par les vaisseaux lymphatiques. L’activité du diaphragme n’est donc pas sans conséquences sur ces transits. S’il l’on rajoute ses attaches lombaires (insertions sur L2 et L3) et costales (6 dernières cotes), on mesure son impact lors de lombalgies, de blocages rachidiens ou du bassin.

Quand est-ce-que je sais que mon diaphragme “ne va pas bien” ?

Quand le diaphragme est contracté, il a tendance à rester en position basse c’est à dire plutôt en position dite d’inspiration. Il comprime ainsi les organes contenus dans l’abdomen contre le bassin. S’en suivent des désordres et tensions diverses :

@ Sensation d’oppression, de “noeud à l’estomac”, de “poids sur le ventre”, de nausée parfois.

@ Respiration réduite comme si on avait du mal à inspirer à fond.

@ Sensation de ballonnement dûe à cette pression continue dans l’abdomen.

@ Douleurs dorsales basses, dos voûté, posture changée , car le diaphragme s’attache sur la colonne vertébrale et avec d’autres muscles comme le psoas-iliaque, il aura tendance à modifier l’équilibre général de notre corps.

@ Digestion rendue difficile et un transit perturbé (Constipation, transit accéléré…)

@ Retour veineux déficient (membres inférieurs gonflés). Son mouvement haut-bas incessant de piston favorise la circulation du sang. D’autre part, le foie qui subit compression et décompression, un peu comme une éponge qui se remplirait et qu’on essorerait perpétuellement, jouera son rôle primordial de filtre du sang (transformation des nutriments et modification de substances toxiques notamment) d’autant mieux que le diaphragme est libre et non contracté.

@ Problèmes au niveau du périnée par pression continue diaphragmatique qui peut alors se retrouver atonique (manque de tonus) et ainsi laisser la voie libre aux descentes d’organes, vessie, utérus et colon principalement. Véritable hamac, le périnée ,s’il est trop détendu ,pourra entrainer incontinences, dysfonctionnements sexuels, et autres douleurs vaginales et pelviennes.

@ Hernie hiatale (Remontée anormale d’un sphincter, le cardia, au-dessus du diaphragme) avec son cortège de remontées acides pathogènes pour la muqueuse de l’oesophage. Sensation de brûlures rétro-sternales.

@ Sensation d’oppression cardiaque cette fois avec sentiment de malaise, de palpitations, d’accélération du rythme cardiaque entrainant souvent un stress pérenne .

@ Mais aussi une émotivité exacerbée, une fatigue chronique, des difficultés d’endormissement …

Rien que ça me direz-vous ? Oui et cette liste n’est pas exhaustive . Alors même si tous ces symptômes ne sont pas imputables qu’à ce seul muscle , le diaphragme reste au centre d’un équilibre subtil, un peu comme une clé de voûte d’un édifice complexe qu’est le corps humain . Heureusement certains des désagréments décrits ci-dessus sont bénins ou très inconfortables, mais d’autres peuvent à terme, entrainer des pathologies plus insidieuses et préoccupantes.

Quels sont les principales causes d’un diaphragme contracté ou spasmé ?

Qui n’a pas éprouvé cette sensation particulière du hoquet ? Peu connaissent pourtant qu’il s’agit d’une brusque contraction involontaire du diaphragme. Les contractions maintenues anormalement ou ces spasmes comme dans le hoquet peuvent avoir plusieurs causes :

@ Choc émotionnel suite à un accident de voiture, à la perte d’un être cher ou d’un emploi par exemple.

@ Choc physique cette fois comme le traumatisme d’une ceinture de sécurité sur le thorax lors d’un accrochage sans gravité (en apparence seulement !), une chute sur le dos en hiver …

@ Stress , surmenage et burn-out sont malheureusement l’apanage de notre siècle et contribuent pour beaucoup à “bloquer” notre diaphragme.

@ Mauvaise posture, mauvaise position ergonomique au travail, position assise tenue trop longtemps sans pause…

@ Périnée trop distendu entrainant une ptose (=descente) de certains organes, ou des abdominaux trop peu toniques (Grand droit notamment)

@ Activité physique répétée en apnée comme en salle de musculation lorsqu’il faut soulever des poids (ex : squats)

Dès lors, le diaphragme aura une fâcheuse tendance à rester en position courte, c’est à dire contracté. Ce “noeud au ventre” persistera et cette sensation oppressive renforcera cet état de contraction. Un véritable cercle vicieux peut alors se mettre en place si la personne n’y prend pas garde.

Mon ami l’ostéopathe 

Votre ostéopathe va pouvoir agir sur ce diaphragme de plusieurs sortes . Tout d’abord il va travailler sur les attaches de ce muscle par des techniques manuelles s’apparentant à des traits tirés, à des massages précis plus ou moins profonds (Côtes flottantes, pointe du sternum, lombaires…) . On demandera en même temps au patient de majorer ses temps respiratoires de manière à rétablir une amplitude physiologique au diaphragme.

L’ostéopathe va utiliser des techniques spécifiques pour équilibrer le caisson thoracique  et le caisson abdominal afin de faciliter les échanges et augmenter la souplesse thoracique.

Il testera les vertèbres lombaires sur lesquelles s’attache le diaphragme et les corrigera le cas échéant.

Enfin, il vous dispensera des conseils quant à votre respiration avec exercices simples à reproduire à la clé.

Exemple d’un exercice facile à réaliser n’importe où : S’installer confortablement assis ou couché, si possible à l’écart du bruit et de l’agitation. On peut fermer les yeux ou les garder ouverts mais je préfère nettement les avoir fermés. L’exercice consiste tout simplement à inspirer autant de secondes que l’on expire : à savoir, 4 secondes d’inspiration lente et profonde seront suivies de 4 secondes d’expiration lente et profonde par exemple. Ni plus , ni moins. Un conseil tout de même : en situation de stress on a tous tendance à moins expirer. Par conséquent, au début de l’exercice, évaluez votre inspiration/expiration et majorez la. Si vous constatez que spontanément vous inspirez pendant 2 secondes 1/2 (!), forcez-vous à faire l’exercice à 4 ou 5 secondes. Les effets sont garantis !

Conclusion

Avoir un diaphragme détendu et libre de toute contrainte est tout aussi important pour le sportif de haut niveau que pour la personne âgée sédentaire. Cela permet de relier votre corps et votre mental et d’agir sur ce que l’on appelle le somato-émotionnel. Si vous ne pouvez évidemment pas reproduire les techniques propres à votre ostéopathe , vous pouvez en revanche apprendre certains exercices très simples permettant de prolonger la séance d’ostéopathie et d’acquérir une clé permettant d’agir sur votre diaphragme. Respirer en conscience , c’est respirer mieux et c’est entre-ouvrir la porte du “bien-être”.

 

Ostéopathie : une clé des migraines

Les sujets atteints de céphalées migraineuses vivent souvent ce que j’appelle “l’injustice du plâtre”.

Je m’explique : si vous croisez un ami dans la rue avec un plâtre à sa jambe droite, déambulant avec des cannes anglaises, vous vous empresserez de lui demander des nouvelles et votre empathie sera d’emblée totale . Or, les migraines demeurent invisibles au contraire du “plâtre” , pour ceux qui n’en souffrent pas. Leur caractère répétitif est un facteur aggravant car , les années passant, le patient “n’osera plus se plaindre” en société de peur de passer pour quelqu’un de douillet , voire même d’hypochondriaque ! La vie de relation qu’elle soit familiale ou professionnelle s’en trouve très perturbée poussant parfois le sujet au repli sur soi, à la fatalité, parfois même à la dépression.

La migraine est une variété bien précise de céphalée , survenant par accès intermittents, entre lesquels le sujet ne souffre pas. La céphalée est souvent hémicrânienne, pulsatile, accompagnées de nausées ou de vomissements, et précédées de troubles visuels. Ainsi définie, la migraine est une affection fréquente, touchant moins de 10% des individus et avec une proportion de 2 femmes pour 1 homme.

Il existe 3 grandes variétés de migraines :

  • migraine ophtalmique,
  • migraine commune,
  • migraine accompagnée.

LA MIGRAINE OPHTALMIQUE

C’est la variété la plus typique, sinon la plus fréquente. La survenue de la crise est souvent annoncée dans les heures et parfois les jours qui précèdent, par des prodromes : troubles digestifs vagues et variables, modification de l’humeur, dépression passagère avec tristesse, fatigue intense, irritabilité particulière ou au contraire, excitation psychique avec un état d’euphorie et une capacité de travail accrue.

En premier lieu, l’accès est marqué par des troubles visuels : scotome scintillant c’est à dire un point lumineux devant les yeux, mobile avec le regard. Il se déplace , s’étend et dessine parfois la limite d’un “croissant”. Tout ce scotome est aveugle.

L’hémianopsie (perte ou diminution de la vue dans une moitié du champ visuel d’un oeil ou des deux yeux) constitue le deuxième grand type de trouble visuel de la migraine ophtalmique.

C’est en général au moment où les troubles visuels (dont la durée est de quelques minutes à 1/2 heure)  disparaissent , que l’accès entre dans sa phase douloureuse. Le siège de cette céphalée est souvent unilatéral, à prédominance fronto-orbitaire (Niveau du front et des yeux) mais peut aussi être diffus avec irradiations cervicales (douleur, raideur de la nuque).

Le malade me décrit une sensation de broiement ou d’écrasement : on lui “martèle” la tête, on lui “enfonce des coins” dans le crâne , il lui semble que sa tête va “éclater”…

La céphalée est continue, mais s’exagère fortement à la moindre impression sensorielle un peu vive : bruit, lumière, le fait de se pencher en avant, d’éternuer ou de tousser. La douleur s’accompagne d’un sentiment général de malaise et d’angoisse pouvant aboutir à un état vertigineux très caractéristique de la céphalée migraineuse. Je compare cet état à celui du mal de mer : sujet pâle, présentant des nausées et bientôt des vomissements. Souvent la fatigue, l’état d’abrutissement dans lequel se trouve le malade, se transforment en un sommeil lourd et réparateur qui marque la fin de l’accès migraineux.

LA MIGRAINE COMMUNE

Elle ressemble à la migraine ophtalmique, décapitée de ses symptômes visuels. L’accès est plus volontiers intermittent (par crises) et quelques signes d’accompagnement à type digestif sont observés.

Cependant, il n’est pas rare de voir un même patient alterner ces deux types de céphalées (ophtalmique et commune) avec une fréquence variable selon les périodes de l’existence.

LA MIGRAINE ACCOMPAGNEE

Certains sujets présentent à l’occasion de leur accès migraineux, des troubles neurologiques passagers, les plus fréquents étant des paresthésies (sensation de fourmillements, d’engourdissements ou autres picotements pouvant être ressentis dans diverses parties du corps, en particulier les membres et leurs extrémités (bras, mains, jambes, pieds)).

Il peut également exister des troubles cochléo-vestibulaires c’est à dire des vertiges voire des troubles de la vigilance.

Ces migraines accompagnées peuvent parfois avoir un caractère très impressionnant et inquiétant en raison de ces manifestations neurologiques.

ASPECTS EVOLUTIFS DES MIGRAINES

L’évolution générale de la maladie migraineuse est très variable d’un sujet à l’autre. Il est fréquent d’assister au cours de l’existence, à des modifications considérables dans la fréquence, l’intensité ou même l’aspect des crises. Souvent, les premiers aspects apparaissent lors de l’adolescence , volontiers autour de la puberté. J’observe régulièrement des épisodes dans l’enfance de vomissements fréquents et de mal des transports. Certaines migraines sont bénignes parce-que les accès sont espacés, d’intensité modérée , aisément calmées par les antalgiques. Chez d’autres par contre, la maladie prend un caractère grave et invalidant surtout en raison de leur fréquence.

Au point de vue de l’évolution, il n’est pas rare d’assister, dans la deuxième partie de la vie, à une diminution de la fréquence des accès , voire même à leur disparition en particuliers au moment de la ménopause qui parait marquer un tournant évolutif chez la femme. Cependant, il est à noter qu’il existe aussi des migraines d’apparition tardive et pouvant débuter à la ménopause alors qu’auparavant, il n’y a jamais eu de crises migraineuses.

PHYSIOPATHOLOGIE DES MIGRAINES

Le facteur familial est retrouvé dans environ 70% des cas. Mais il faut aussi noter en particuliers les facteurs psychiques : états de tension, situations conflictuelles, dépressions, états d’anxiété aggravent la migraine. A contrario, je ne compte plus les cas où les crises apparaissent assez volontiers en fin de semaine (we) ou aux vacances ce qui apparait comme excessivement paradoxal pour le patient !!

Les facteurs alimentaires sont souvent incriminés : HYPPOCRATE disait il y a 2500 ans :”Nous sommes ce que nous mangeons”.

A ce sujet, j’ai pu observer quelques dominantes : le café au lait, le chocolat, l’excès d’acidité (tomates, oranges, vinaigre, cornichons, pamplemousses…) mais également la plupart du temps un excès de produits animaux comme la viande rouge.

Le rôle des facteurs endocriniens est présent : la grossesse améliore les crises, la pilule contraceptive peut révéler ou aggraver une migraine ce qui doit faire renoncer à ce type de contraception.

LA PLACE DE L’OSTEOPATHIE 

Alors, et maintenant ? Comment intervenir pour limiter, diminuer ces accès d’états migraineux ?

Il nous faut au préalable , définir le champ d’action de l’ostéopathe , à savoir la sphère crânienne . Il faut savoir que le crâne n’est pas une boite hermétiquement fermée dont le seul contenant serait le cerveau…

Il est en réalité composé de 18 os dont nous ne ferons pas la liste exhaustive ici. Schéma Crâne Ceux-ci sont tout ou en partie liés, soit par des sutures, sortes de “fermetures éclairs” très serrées, soit par de vraies articulations comme l’articulation temporo-mandibulaire (articulation de la mâchoire).

Plusieurs trous définissent également ce crâne : les orifices orbitaires et auriculaires évidement pour les yeux et les oreilles, mais aussi d’autres comme le foramen magnum à la base du crâne (le plus volumineux) qui laisse le passage notamment à la moelle épinière , les trous déchirés postérieur et antérieur qui livrent le passage de nerfs et vaisseaux très importants ,et bien d’autres! Trous du crâne

L’intérieur du crâne contient  le cerveau et le cervelet mais aussi un vaste réseau sanguin permettant d’assurer son oxygénation et son drainage. Le cerveau est ainsi protégé par les os de la boite crânienne mais aussi par des membranes ou feuillets que l’on appelle méninges (au nombre de 3 la plus connue étant la dure-mère). Elles sont disposées à la manière d’un mille-feuilles et tapissent l’ensemble de l’intérieur du crâne définissant ici et là des cloisons (appelées faux ou tente), et des sinus sortes de canaux par où chemine le sang non oxygénéSinus veineux

Ces 3 feuillets permettent aussi de véhiculer le liquide céphalo-rachidien (LCR) dans tout l’organisme .

L’ostéopathe interviendra sur ces différentes parties soit de façon directe (os du crâne), soit de façon indirecte (par projection de ces manipulations et relais fait par les méninges notamment)

Le corps étant un “tout”, l’ostéopathe pourra intervenir hors du champ crânien et ainsi appliquer des techniques au niveau du sacrum, de la colonne vertébrale mais aussi de la sphère abdominale ou même des pieds !!

CONCLUSION

Au-delà des cas faisant partie des diagnostics d’exclusion ayant été posés lors de l’interrogatoire initial (c’est à dire ne relevant pas de notre compétence), la plupart des patients migraineux pourront trouver une amélioration en quelques séances. En règle générale, plus ancienne est la céphalée migraineuse, plus long sera le suivi ostéopathique.

Il n’est pas rare de voir arriver un patient souffrant d’accès migraineux depuis des dizaines d’années, et justifier sa prise en charge tardive soit par “je m’étais résolu à cette souffrance” soit par “je ne pensais pas que l’ostéopathie pouvait m’aider”. En tout état de cause, et même dans le cas d’une migraine très ancienne, je propose généralement un prise en charge de 3 séances incompressibles (sur 2 mois) au-delà desquelles un bilan est établi.